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Combien de temps peut-on respirer dans un masque à oxygène en avion ?

Combien de temps peut-on respirer dans un masque à oxygène en avion ?

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« En cas de dépressurisation, un masque à oxygène tombera automatiquement à votre portée ». Vous avez sans doute entendu cette phrase maintes fois en avion et si vous êtes du genre angoissé, vous vous êtes peut-être demandé combien de temps durait l’oxygène fourni dans ces masques...

A vrai dire, il y a moins d'un quart d’heure d’oxygène disponible dans ces masques... mais pas de panique : tout est calculé !

Moins de 15 minutes d’oxygène prévu dans les masques !

On estime à 13 minutes précisément la durée de l’oxygène prévu dans ces masques. Certaines compagnies aériennes font parfois le choix de fournir des masques avec une capacité quelque peu supérieure (15 minutes). Cela peut sembler peu mais rassurez-vous, c’est moins de temps qu’il n’en faut pour que le pilote fasse le nécessaire en cas de dépressurisation de l’appareil !

Essentielle, la pressurisation de la cabine permet de voler à haute altitude sans engendrer de risques pour les organismes (risques liés à la baisse de la pression atmosphérique, aux changements de pression au décollage et à l’atterrissage et à la chute de l’oxygène).
Quand celle-ci vient à faire défaut – c’est ce qu’on appelle la dépressurisation – le niveau de pressurisation chute, la pression atmosphérique dans la cabine n’est plus vivable et les masques à oxygène deviennent indispensables.

En cas de dépressurisation, le pilote doit alors faire redescendre l’avion au plus vite à moins de 4 000 mètres, une altitude où la pression de l’air est de nouveau supportable pour un organisme humain et où les occupants de l’avion peuvent respirer sans problème sans masque à oxygène.

La manœuvre du pilote pour retrouver un air respirable prend moins de 10 minutes

A une altitude de croisière, entre 10 000 et 13 000 mètres, l’air extérieur est très froid (- 56°C !) et si peu dense qu'une personne s’évanouirait en moins de dix secondes si elle devait le respirer sans masque à oxygène ! De quoi motiver à bien écouter les consignes de sécurité en avion avant le décollage !

C’est pourquoi en cas de dépressurisation, les masques à oxygène permettent d’éviter tout trouble d’hypoxie (quand l’oxygénation est insuffisante) comme des problèmes respiratoires ou cardiaques.

Donc, si les masques contiennent moins de 15 minutes d'oxygène, c’est parce que c’est moins de temps qu’il n’en faut au pilote pour atteindre une altitude respirable sans eux ! On estime en effet que cette manœuvre prend moins de 10 minutes.

D’autres systèmes d’oxygène à bord

L’oxygène prévu dans les masques dans le cas où l’avion est dépressurisé dépend d’un circuit appelé oxygène de subsistance. Cet oxygène doit répondre aux besoins de la totalité des personnes à bord de l’avion en cas de dépressurisation accidentelle. On dénombre généralement 4 masques par rangée de 3 sièges ainsi que des masques disponibles dans les toilettes, ce à quoi s’ajoutent des bonbonnes portables que le personnel navigant peut utiliser pour se déplacer si besoin. Mais ce n’est pas le seul circuit d’oxygène prévu à bord.

  • Les pilotes et co-pilotes ont leur propre masque à oxygène. Le leur dispose d’une capacité de 15 minutes, le temps minimum légal de l’oxygène fourni dans leurs masques qui sont pensés pour leur permettre de continuer à piloter et de faire atterrir l'avion sans altérer leur capacités ni leur concentration en cas de dépressurisation.

  • Outre ces masques à oxygène, ils disposent d’un appareil de protection respiratoire supplémentaire, utile en cas de problème au cours du vol. Il s’agit de masques couvrant l’intégralité du visage : ils permettent de respirer même lorsque l’air du cockpit est vicié. Ce système complémentaire est destiné à chaque personne occupant le cockpit, soit 4 personnes maximum (dont deux pilotes).

  • Enfin, il existe un système d’oxygène dit de premier secours : c'est une obligation (établie en 1911 en France) pour tout appareil volant au-delà de 25 000 pieds (soit environ 7 500 mètres d’altitude). Il s’agit en fait d’un circuit d’oxygène à but thérapeutique : il ne s’agit pas là d’un masque à oxygène prévu pour respirer le temps d’atteindre une altitude où l’humain ne risque plus d’hypoxie. C'est un système de secours pensé pour les personnes qui rencontreraient un problème médical pendant le vol, telle une insuffisance respiratoire ou une crise d’asthme.

 

Alors, rassurés ?

 

 

Auteur : Vanessa d'Air Indemnité

Crédit photos : © Christopher - Fotolia

Rédigé le 05/04/2019

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